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Le Conseil des ministres du jeudi 19 février 2026, présidé par le Capitaine Ibrahim Traoré, Chef de l’État, a marqué une étape importante dans la gouvernance du Burkina Faso. Trois dossiers majeurs ont été examinés et adoptés, traduisant la volonté des autorités de renforcer la santé publique, la gouvernance politique et l’administration territoriale.
Le Ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU, a présenté une communication orale sur les résultats obtenus dans la lutte contre le paludisme en 2025.
- Les cas sont passés de 10,8 millions en 2024 à 7,3 millions en 2025, soit une baisse de 32 %.
- Chez les enfants de moins de 5 ans, la réduction atteint 38 %, soit plus de 1,9 million de cas évités.
- Les décès liés au paludisme ont chuté de 3 523 en 2024 à 1 900 en 2025, soit une baisse de 48 %.
- Chez les enfants de moins de 5 ans, 893 décès ont été évités.
Ces résultats sont attribués au leadership national, aux efforts d’assainissement du cadre de vie et à la distribution de 15 millions de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (MILDA).
Le Ministre de la Justice, Me Edasso Rodrigue BAYALA, a présenté un projet de loi modifiant la Charte de la Transition du 14 octobre 2022 et son modificatif du 25 mai 2024. Cette réforme découle de l’abrogation des lois sur les partis politiques et le statut du chef de file de l’opposition. Elle intègre désormais les idéaux de la Révolution Progressiste Populaire (RPP) proclamée le 1er avril 2025.
Le préambule de la Charte inclut désormais : le respect et la valorisation des valeurs socioculturelles, le respect des engagements juridiques internationaux compatibles avec ces valeurs.
Le Ministre d’État, Émile ZERBO, a présenté un décret portant composition et modalités d’installation des délégations spéciales, en application du nouveau code général des collectivités territoriales adopté le 30 décembre 2025.
Les innovations majeures incluent : la définition de la délégation spéciale comme assemblée locale en lieu et place de commission administrative, le retrait des chefs de circonscriptions administratives et des représentants des services techniques déconcentrés, coutumiers et religieux, l’intégration des personnes en situation de handicap, agriculteurs, éleveurs, commerçants, artisans, acteurs agrosylvopastoraux, usagers de l’eau et comités de gestion sanitaire.
Source : Direction de la communication de la Présidence du Faso, Conseil des ministres du 19 février 2026





