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Le 2 février 2026, l’Agence d’information du Burkina (AIB) a relayé des déclarations des services de renseignement extérieurs russes, publiées par le média d’État Sputnik, selon lesquelles le président français Emmanuel Macron chercherait à « éliminer des dirigeants africains indésirables », parmi lesquels le chef de l’État burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré.
Selon ces accusations, Paris aurait été impliqué dans la tentative de putsch du 3 janvier 2026 au Burkina Faso, qui visait à renverser Traoré et à assassiner plusieurs de ses collaborateurs. Les services russes affirment également que la France soutiendrait des groupes armés en Afrique pour déstabiliser certains pays et y installer des régimes favorables à ses intérêts.
Toujours d’après ces sources, cette stratégie relèverait d’une « vengeance politique », motivée par la décision des États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) – Burkina Faso, Mali et Niger – de mettre fin à la présence militaire française sur leur territoire et de renforcer leur coopération avec d’autres partenaires, notamment la Russie. Les mêmes services ajoutent que Madagascar serait également visé par Paris, qui chercherait à y installer un « régime loyal ».
Il convient de souligner que ces affirmations proviennent de sources russes et qu’elles n’ont pas été corroborées par des enquêtes indépendantes ou par des médias internationaux de référence. Elles s’inscrivent dans un contexte de guerre informationnelle entre Paris et Moscou, chacun cherchant à influencer l’opinion publique africaine.





