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Le Burkina Faso a entamé, ce mercredi 18 février 2026, le mois sacré du Ramadan. À cette occasion, le Dr Mohammad Ishaq Kindo, président du conseil des Oulémas du mouvement Sunnite du Burkina, a livré un message fort aux fidèles musulmans : « Rien ne sert de se priver de nourriture, si le musulman continue de faire du mal. »
Dans un entretien accordé au quotidien Sidwaya, le Dr Kindo a rappelé que le jeûne est l’un des cinq piliers de l’islam, une obligation pour tout musulman pubère et en bonne santé. Il a précisé que certaines exceptions existent, notamment pour les femmes en période de menstrues ou les voyageurs, qui doivent rattraper les jours manqués.
Au-delà de l’abstinence alimentaire et des relations intimes du lever au coucher du soleil, le jeûne doit être une période de purification morale et spirituelle. « Le fidèle doit éviter les mauvaises habitudes, les propos blessants, la trahison et toute forme de mal. C’est un moment d’éducation et de redressement », a insisté le président du conseil des Oulémas.
Le Dr Kindo a également mis en garde contre les excès alimentaires lors de la rupture du jeûne, rappelant que le prophète Mohamed (PSL) se contentait de dattes et d’eau. Il a invité les fidèles à privilégier la générosité et la solidarité, particulièrement dans un contexte national marqué par de fortes vulnérabilités. « Le Burkina traverse une période difficile. Multiplions les actes de solidarité pour soulager ceux qui sont dans le besoin et prions pour la paix », a-t-il exhorté.
Enfin, il a rappelé l’importance de la Nuit du Destin, dont les bénédictions équivalent à celles de 83 années de prières, et encouragé les musulmans à intensifier leurs actes de piété et de générosité durant ce mois béni.





