CAN 2026 : Amnesty plaide pour les 18 supporters sénégalais condamnés au Maroc

La finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) entre le Maroc et le Sénégal continue de susciter des remous bien au-delà du terrain. Après les heurts survenus à Rabat, la justice marocaine s’est prononcée le 19 février 2026, condamnant 18 supporters sénégalais et un Français à des peines allant de trois mois à un an de prison ferme. Les avocats de la défense ont annoncé leur intention de faire appel.

Dans ce contexte, Waly Diouf Bodian, directeur exécutif d’Amnesty International, a publié un message plaidant pour que les récompenses allouées à l’équipe nationale sénégalaise soient élargies aux supporters détenus. Selon lui, « ces compatriotes ont du mérite et doivent être honorés par la nation ». Dans son post, il a également adressé un « Jummah Moubarak aux vrais patriotes et aux sympathisants de Pastef », soulignant la dimension politique et militante de son appel.

Les condamnations prononcées par la justice marocaine interviennent après des affrontements qui ont éclaté lors de la finale. Les supporters arrêtés ont été jugés pour des faits liés aux violences et aux troubles à l’ordre public. La sévérité des peines, combinée au contexte passionnel du football, alimente un débat sur la proportionnalité des sanctions et sur la protection des droits des supporters à l’étranger.

L’affaire illustre la manière dont le football, au-delà de sa dimension sportive, peut devenir un terrain de tensions diplomatiques et sociales. Alors que l’équipe nationale sénégalaise est célébrée pour son parcours, une partie de ses supporters se retrouve derrière les barreaux, créant un contraste saisissant. L’appel d’Amnesty International vise à rappeler que la ferveur populaire et l’engagement des supporters font partie intégrante de l’histoire du football africain.

La décision de la justice marocaine pourrait être réexaminée en appel. En attendant, le plaidoyer d’Amnesty met en lumière la nécessité d’un dialogue plus large sur la gestion des foules sportives, la responsabilité des États hôtes et la protection des droits humains dans les grands événements sportifs.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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