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Abuja, 14 décembre 2025 – La question malienne s’est invitée dans les coulisses du 68ᵉ sommet de la CEDEAO, tenu dans la capitale nigériane. Selon le journaliste franco-béninois Serge Daniel, un délégué a rappelé avec insistance le caractère imprescriptible du coup d’État qui a porté le colonel Assimi Goïta au pouvoir.
Cette mise en garde résonne comme une épée de Damoclès au-dessus du régime de Bamako. En juillet dernier, Assimi Goïta s’était octroyé, par une instrumentalisation des institutions, un prolongement de mandat de cinq ans sans passer par les urnes, consolidant ainsi son emprise sur le pays.
Un avertissement clair : la CEDEAO entend rappeler que les putschs ne peuvent rester impunis et que la stabilité régionale passe par le respect des règles démocratiques.
Un climat tendu : alors que le Mali est déjà fragilisé par l’insécurité et les pressions internationales, cette menace de poursuites judiciaires ajoute une nouvelle dimension aux tensions politiques.
Un signal politique fort : en brandissant la possibilité d’un procès, l’organisation régionale cherche à réaffirmer son autorité et à dissuader toute tentative de prolongement autoritaire dans la sous-région.
En clair : La CEDEAO met Assimi Goïta face à ses responsabilités. Le spectre d’un procès pour son coup d’État rappelle que la communauté régionale n’entend plus tolérer les dérives institutionnelles.




