Coupe du Monde 2026 : Ricardo Faty entre deux drapeaux, Sénégal vs France, le cœur et le sang

À l’approche du choc Sénégal – France prévu le 16 juin 2026 lors de la première journée de la Coupe du monde, l’ancien international sénégalais Ricardo Faty (39 ans) a livré un témoignage empreint de sincérité et de complexité identitaire.

Faty est revenu sur le match historique du 31 mai 2002, lorsque le Sénégal avait battu la France (1-0) lors du Mondial en Corée du Sud. « En grandissant dans les années 90 et au début des années 2000 en tant que descendant d’immigrés, on ne se sent pas étranger, on se sent vraiment français. Mais après ce match, quand j’ai vu mon pays d’origine battre la France, quelque chose a germé dans mon esprit, comme chez tous les jeunes de ma génération : Waouh, on peut les battre ! »

Cet événement a marqué une génération entière de la diaspora, modifiant les processus d’identification et renforçant le sentiment d’appartenance au Sénégal.

Le petit frère de Jacques Faty explique que cette victoire symbolique a contribué à son choix de rejoindre la sélection sénégalaise en 2012, où il a obtenu 7 sélections. « Cela m’a fait comprendre que je suis Français, mais aussi Sénégalais. C’était un événement majeur, historique. C’est pourquoi on voit de plus en plus de joueurs évoluant en France choisir de représenter le Sénégal. »

Interrogé sur le duel à venir entre ses deux pays, Ricardo Faty refuse de trancher :
« Que la meilleure équipe gagne. Pour moi, le Sénégal c’est le sang, la France c’est le cœur. Je ne peux pas choisir. J’ai joué pour le Sénégal et j’entraîne en France. Ce sont mes deux pays. »

Cette déclaration illustre le dilemme vécu par de nombreux binationaux, partagés entre leur pays d’origine et leur pays de naissance.

Points clés

ThèmePosition de Ricardo FatyImpact
Match Sénégal–France 2002Déclic identitaireInfluence sur la diaspora
Sélection en 20127 sélections avec le SénégalAffirmation des racines
Duel du 16 juin 2026Refus de choisirDouble appartenance assumée

Le témoignage de Ricardo Faty met en lumière la dimension identitaire du football, au-delà du terrain. Le match Sénégal–France de 2002 a été un catalyseur pour une génération de jeunes issus de l’immigration, leur offrant une nouvelle perspective sur leurs origines.

Aujourd’hui, à l’aube d’un nouveau duel entre les deux nations, Faty incarne cette double appartenance : un joueur qui a porté le maillot du Sénégal, mais qui reste profondément attaché à la France. Son refus de choisir traduit une volonté de réconcilier deux identités, deux histoires, et de célébrer le football comme un espace de rencontre plutôt que de division.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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