Donald Trump lance le “Conseil de la Paix” et défie l’ONU : un projet diplomatique controversé

En janvier 2026, le président américain Donald Trump, réélu en novembre 2024 et investi en janvier 2025, a annoncé la création d’une nouvelle organisation internationale baptisée Conseil de la Paix. Cette initiative, présentée comme une alternative à l’Organisation des Nations Unies (ONU), suscite un vif débat sur la scène mondiale.

Une rupture frontale avec l’ONU

Dans une charte officielle de huit pages, Trump qualifie l’ONU d’« inefficace, corrompue et paralysée par la bureaucratie ». Il affirme vouloir mettre fin à des décennies d’échecs diplomatiques et propose une structure centralisée, agile et placée sous son autorité directe. Contrairement au modèle multilatéral de l’ONU, le Conseil de la Paix serait dirigé par un président unique – Trump lui-même – doté de pouvoirs étendus :

  • Choisir les États membres et exclure les indésirables.
  • Valider ou bloquer les votes.
  • Contrôler les flux financiers.
  • Dissoudre toute branche jugée défaillante.

Le Conseil de la Paix repose sur un système d’adhésion payante :

  • Siège permanent : un milliard de dollars en espèces pour un accès illimité aux décisions.
  • Siège temporaire : valable trois ans, renouvelable uniquement avec l’approbation personnelle de Trump.
  • Gestion des fonds : chaque transaction passe par son aval, avec une promesse de financement direct des opérations (comme la reconstruction de Gaza) sans « fuites bureaucratiques ».

Ce modèle est présenté comme un investissement géopolitique, où l’argent achète une place à la table des décisions mondiales.

Les premiers invités et réactions

Trump aurait dressé une liste d’environ soixante nations conviées à rejoindre le Conseil :

  • Russie : invitation VIP pour discuter de Gaza, accueillie favorablement par le Kremlin.
  • Argentine (Javier Milei) et Hongrie (Viktor Orbán) : leaders populistes proches de Trump, en première ligne pour un siège.
  • Canada : accepte l’invitation mais refuse de payer le milliard exigé.
  • France : rejette l’offre et réaffirme sa fidélité à l’ONU.
  • Autres puissances : Allemagne, Royaume-Uni, Turquie et plusieurs États hésitent entre scepticisme et opportunisme.

Vers un monde bipolaire ?

Cette initiative soulève des interrogations majeures :

  • Pour les partisans, Trump serait un visionnaire qui impose enfin l’efficacité et la rapidité dans la résolution des crises.
  • Pour les critiques, il s’agit d’un ONU privatisé, où le pouvoir se monnaye et où la paix devient un produit financier.

La reconstruction de Gaza est annoncée comme le premier chantier du Conseil, mais les ambitions affichées sont mondiales. Reste à savoir si cette organisation pourra réellement remplacer l’ONU ou si elle accentuera les fractures diplomatiques.

Le Monde – Donald Trump annonce la création d’un “Conseil de la Paix” en rupture avec l’ONU New York Times – Trump’s Peace Council: A Billion-Dollar Entry Fee Sparks Global Debate BBC News – Trump launches alternative to UN, critics call it “privatized diplomacy” Al Jazeera – Trump’s Peace Council and the future of multilateralism

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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