0076/HAAC/01-2023/pl/P
Lors d’une récente déclaration, le président de l’Assemblée nationale du Bénin a affirmé qu’« entre le Bénin et le Togo, il n’y a pas la possibilité de distinguer ». Une phrase qui traduit la proximité historique, culturelle et sociale entre les deux pays voisins, liés par des siècles de relations humaines et économiques.
Cette affirmation met en lumière la porosité des frontières héritées de la colonisation, qui séparent artificiellement des communautés partageant les mêmes langues, traditions et modes de vie. Dans de nombreuses localités frontalières, les populations circulent librement, commercent et entretiennent des liens familiaux de part et d’autre de la frontière.
Au-delà de l’image symbolique, cette déclaration peut être interprétée comme un appel à renforcer l’intégration régionale. Dans un contexte où l’UEMOA et la CEDEAO prônent la libre circulation des personnes et des biens, le rapprochement entre le Bénin et le Togo apparaît comme une illustration concrète de cette ambition.
Cependant, cette proximité soulève aussi des défis : gestion des flux migratoires, sécurité transfrontalière, et harmonisation des politiques économiques. La phrase du président de l’Assemblée nationale béninoise invite donc à réfléchir à une coopération plus structurée, afin que cette unité vécue au quotidien par les populations se traduise en politiques publiques durables.
En définitive, cette déclaration résonne comme un rappel : malgré les frontières administratives, le Bénin et le Togo partagent une identité commune qui dépasse les lignes tracées sur les cartes.





