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Bissau, 28 novembre 2025 – Le coup d’État en Guinée-Bissau continue de provoquer des secousses diplomatiques majeures. Ce vendredi, l’Union Africaine (UA) et la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont annoncé la suspension immédiate du pays de toutes leurs instances.
Dans des communiqués distincts, les deux organisations régionales ont condamné la prise de pouvoir par les militaires et réaffirmé leur attachement aux principes de démocratie et de légalité constitutionnelle. Cette décision place la Guinée-Bissau dans une situation d’isolement institutionnel, privant le pays de sa voix au sein des organes décisionnels africains et ouest-africains.
Un signal politique fort : en agissant de concert, l’UA et la CEDEAO veulent envoyer un message clair aux putschistes : la communauté régionale ne tolérera pas la remise en cause de l’ordre constitutionnel.
Des conséquences lourdes : au-delà de l’impact symbolique, cette suspension pourrait freiner l’accès de la Guinée-Bissau à certains programmes de coopération et d’assistance, accentuant la pression sur les nouvelles autorités militaires.
Alors que le président déchu Umaro Sissoco Embaló a trouvé refuge à Dakar, cette sanction diplomatique illustre la gravité de la crise et l’urgence d’un retour à l’ordre constitutionnel.





