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Le président du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, a annoncé ce 23 mars 2026 le soutien total de son pays à la résolution portée par l’ancien président ghanéen John Mahama devant les Nations Unies, visant à reconnaître la traite transatlantique des esclaves comme le crime le plus grave contre l’humanité.
Le Brésil, qui abrite la plus grande population de personnes d’ascendance africaine en dehors du continent, joue un rôle central dans cette démarche. Le soutien de Lula confère un poids considérable à la coalition internationale qui milite pour la justice réparatrice.
L’annonce a été faite en marge du sommet CELAC-AFRIQUE en Colombie, où le président Mahama a pu engager directement Lula sur ce sujet. Cette rencontre illustre la convergence croissante entre l’Amérique latine et l’Afrique autour des enjeux mémoriels et de réparation historique.
La coalition pour la justice réparatrice, qui ne cesse de s’élargir, se dit confiante quant à l’adoption de la résolution lors du vote prévu le 25 mars 2026. Si elle est validée, cette reconnaissance marquera une étape historique dans la lutte contre l’oubli et l’impunité liés à l’esclavage.
La résolution renforcerait la reconnaissance internationale des souffrances endurées par des millions d’Africains déportés. Elle ouvrirait la voie à des discussions plus concrètes sur les réparations, qu’elles soient symboliques, économiques ou institutionnelles. Le soutien du Brésil illustre l’émergence d’une diplomatie solidaire entre pays du Sud, capable de peser sur les grandes décisions mondiales.





