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Les services de renseignement sud-coréens ont révélé ce jeudi 12 février que Kim Ju Ae, la fille adolescente de Kim Jong Un, est pressentie pour succéder à son père en cas de vacance du pouvoir. Cette annonce marque une étape décisive dans la consolidation de la dynastie familiale qui domine la Corée du Nord depuis plus de sept décennies.
Kim Ju Ae, apparue à plusieurs reprises aux côtés de son père lors de cérémonies militaires et d’événements publics, est désormais présentée comme la figure centrale de la succession. Les analystes estiment que cette mise en avant vise à préparer l’opinion nord-coréenne et l’élite du régime à accepter une transition dynastique vers une quatrième génération, après Kim Il Sung, Kim Jong Il et Kim Jong Un.
Cette perspective soulève de nombreuses interrogations. D’un côté, elle confirme la volonté du régime de maintenir une continuité absolue du pouvoir au sein de la famille Kim, symbole de légitimité et de stabilité interne. De l’autre, elle met en lumière les incertitudes liées à l’âge et à l’expérience de Kim Ju Ae, encore adolescente, face aux défis économiques, diplomatiques et militaires du pays.
Pour Séoul et ses alliés, cette annonce est un signal fort : Pyongyang prépare déjà l’après-Kim Jong Un, dans une logique de verrouillage dynastique. La succession, loin d’être un simple enjeu familial, s’inscrit dans une stratégie de survie politique et de perpétuation d’un système autoritaire qui refuse toute ouverture.





