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Le tribunal de Kinshasa a rendu son verdict dans l’affaire qui avait enflammé les réseaux sociaux : le docteur David Balanganayi, filmé en train de frapper sa patiente Moya Dorcas, a été condamné le vendredi 3 avril 2026.
Le médecin écope de deux mois de prison avec sursis, ce qui signifie qu’il reste libre mais sera placé sous surveillance pendant un an. En cas de récidive, il sera directement incarcéré. Le tribunal a rejeté la qualification de torture, estimant qu’il s’agissait de « coups et blessures simples ». Pour sa défense, le docteur Balanganayi affirmait avoir agi pour contraindre la patiente à se soigner.
Sur le plan civil, l’État congolais a été condamné à indemniser les victimes :
- Kidimba Kongolo Jean : 2 500 000 F CFA
- Moya Dorcas : 3 500 000 F CFA
Soit un total de 6 millions de F CFA pour préjudice subi.
Cette affaire, qui avait même suscité une réaction de la Première Dame, rappelle avec force que la violence n’a pas sa place dans le domaine médical. Elle met en lumière la nécessité de renforcer l’éthique professionnelle et la protection des patients dans les établissements de santé.
Le verdict, bien que jugé clément par certains observateurs, marque un signal fort : les abus commis dans le cadre des soins ne peuvent rester impunis et doivent être sanctionnés pour restaurer la confiance entre médecins et patients.





