0076/HAAC/01-2023/pl/P
Lors d’une réunion du Conseil de sécurité, l’ONU a condamné l’enlèvement et la déportation de Nicolas Maduro vers les États-Unis, qualifiant l’opération du 3 janvier de violation du droit international et de la Charte des Nations Unies.
Le ministre des Affaires étrangères, Iván Gil Pinto, a salué une « victoire claire et légitime » pour son pays, rappelant que l’attaque constituait une atteinte directe à l’immunité d’un chef d’État en exercice.
Russie : Vassili Nebenzia a dénoncé un « acte de banditisme » et un « crime cynique », symbole de l’impérialisme occidental. Chine : Pékin a accusé Washington de privilégier la force à la diplomatie, évoquant une violation flagrante de la souveraineté vénézuélienne. Amérique latine : Colombie : appel à la paix et au respect de la souveraineté. Brésil : « violation de toutes les lignes rouges ». Cuba et Nicaragua : exigence de libération immédiate de Maduro et de son épouse. Mexique : rappel du principe fondamental d’interdiction du recours à la force. Chili : rejet du contrôle externe des ressources. Panama : attachement à la souveraineté et au droit international. Afrique : L’Afrique du Sud et le Libéria (au nom de la RDC et de la Somalie) ont exprimé une profonde inquiétude, estimant que la crise menace la stabilité mondiale. Europe : Danemark, Grèce, Espagne, Lettonie : appel au respect de la Charte de l’ONU et au règlement pacifique. Royaume-Uni et France : insistance sur le respect du droit international.
La réunion du Conseil de sécurité a mis en évidence un front international critique face aux actions américaines, avec une forte mobilisation de l’Amérique latine et un soutien marqué de la Russie, de la Chine, de l’Afrique et de plusieurs pays européens.
Cette affaire illustre la tension croissante entre Washington et une partie de la communauté internationale autour du respect du droit international et de la souveraineté des États.
Sources : ONU – Communiqués officiels, Telesur, RT, Xinhua.





