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Les secrétaires généraux de l’ONU sont souvent choisis selon une logique de rotation régionale. L’Afrique a déjà eu Boutros Boutros-Ghali (Égypte, 1992-1996) et Kofi Annan (Ghana, 1997-2006). Cela pourrait jouer en faveur ou en défaveur de Macky Sall, selon que les grandes puissances estiment qu’il est « temps » pour un Africain de revenir à ce poste.
Le soutien des États-Unis, de la Chine, de la Russie et de l’Union européenne est déterminant. Macky Sall pourrait mettre en avant son rôle dans des initiatives multilatérales comme le Pacte de Paris pour les Peuples et la Planète, mais ses critiques internes risquent d’être exploitées par ses adversaires diplomatiques.
L’absence de soutien officiel du Sénégal est un handicap majeur. Traditionnellement, les candidatures sont portées par les États, pas par des initiatives individuelles. En Afrique de l’Ouest, son image est contrastée : certains saluent son expérience, d’autres rappellent les tensions politiques de sa fin de mandat.
En résumé, Macky Sall dispose d’atouts diplomatiques mais son manque de soutien étatique et les critiques sur son bilan démocratique pourraient limiter ses chances.





