0076/HAAC/01-2023/pl/P
Bamako, 16 janvier 2026 – Le gouvernement malien a officiellement interdit la circulation, la distribution et la vente du journal Jeune Afrique sur l’ensemble du territoire national. Cette décision, signée par le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Général de Division Abdoulaye Maïga, repose sur des accusations de subversion, partialité et incitation à la haine.
Selon la décision n°2026-000048/MATD-SG, le journal est accusé d’avoir :
- Diffusé des accusations fallacieuses contre le Mali, notamment sur la crise des hydrocarbures.
- Fait l’apologie du terrorisme et relayé des allégations non fondées sur des exactions attribuées aux autorités de la Confédération des États du Sahel.
- Manqué d’objectivité journalistique dans le traitement de sujets sensibles.
- Tenu un discours jugé orienté, diffamatoire et haineux.
Le ministère affirme que cette mesure vise à préserver l’ordre public et que tout contrevenant s’expose à des sanctions prévues par la loi sur la presse.
Cette interdiction s’inscrit dans un climat de méfiance croissante entre les autorités maliennes et certains médias étrangers, accusés de biais anti-Sahel et de désinformation. Jeune Afrique, qui couvre régulièrement les enjeux politiques et sécuritaires du Mali, est désormais persona non grata dans le pays.
La décision a été ampliée aux principales institutions, dont le Premier ministre, le ministère de la Justice, la Haute Autorité de la Communication, et le journal lui-même.





