Niger/Uranium : Niamey tranche sur le différend avec Orano et fixe les règles du partage

Dans une allocution télévisée diffusée en fin de semaine dernière, le président nigérien Abdourahamane Tiani a clarifié la position de l’État concernant le stock d’uranium de la Société des Mines de l’Air (Somaïr), récemment nationalisée.

Selon lui, la part correspondant à l’ancienne participation du groupe français Orano ne peut être calculée que sur un volume précis : environ 156 tonnes extraites avant la prise de contrôle effective du site par les autorités nigériennes.

« La France a ses 63,4 % de 156,231 tonnes. S’ils veulent demain qu’on leur envoie ça, nous payons nous-mêmes le transport pour leur envoyer ça, parce qu’ils étaient là au moment où ça a été produit. Mais tout ce qui a été produit par la suite est nigérien. Et restera nigérien, Inch’Allah », a déclaré le chef de l’État.

Cette sortie marque une étape importante dans le bras de fer entre Niamey et Orano, qui détenait historiquement une part majoritaire dans la Somaïr. Le Niger affirme désormais sa souveraineté sur les ressources extraites après la nationalisation, en refusant toute revendication française sur la production postérieure.

Le différend illustre la volonté des autorités nigériennes de redéfinir les termes de la coopération minière, dans un contexte où l’uranium reste une ressource stratégique pour le pays, mais aussi pour l’approvisionnement énergétique de la France et de l’Europe.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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