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Un immense soulagement a gagné la communauté d’Eruku, dans l’État de Kwara, ce dimanche. Après cinq jours de peur et d’incertitude, les 38 fidèles enlevés lors de l’attaque de l’Église apostolique du Christ ont été libérés. L’assaut, mené en pleine nuit par un groupe armé islamiste, avait coûté la vie à trois personnes et plongé la région dans la terreur.
Selon le gouverneur de l’État, AbdulRahman AbdulRazaq, cette libération n’aurait été possible que grâce à l’intervention directe du président Bola Tinubu, qui aurait même annulé un déplacement officiel au G20 pour se consacrer à la crise et renforcer la sécurité dans la zone.
Les ravisseurs avaient exigé une rançon astronomique de 3,8 milliards de nairas, une somme jugée choquante par l’opinion publique. Les circonstances exactes de la libération restent floues, mais le gouvernement a salué l’action coordonnée des forces de sécurité — armée, police, DSS et autres services — qui ont contribué à mettre fin à ce drame.
Cette attaque s’inscrit dans une vague de violences qui secoue plusieurs États du Nigeria, où plus de 300 personnes ont été enlevées en l’espace d’une semaine. Les autorités promettent de renforcer les dispositifs de sécurité pour endiguer cette spirale inquiétante.





