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Après des années de retrait, le géant pétrolier brésilien Petrobras revient en force sur le continent africain. Ébranlé par le scandale « Lava Jato » et accablé par une dette colossale, le groupe public avait choisi de se recentrer sur ses gisements du pré-sal au Brésil, abandonnant progressivement ses actifs africains. Mais depuis deux ans, la stratégie a changé : l’Afrique est redevenue une priorité.
De São Tomé-et-Príncipe à la Namibie, en passant par l’Angola, la Côte d’Ivoire et l’Afrique du Sud, Petrobras multiplie les initiatives pour sécuriser ses réserves post-2030. Ses dirigeants assument désormais publiquement leurs ambitions, voyant dans la façade atlantique africaine un relais stratégique pour diversifier ses approvisionnements et renforcer son rôle sur la scène énergétique mondiale. Ecofin Agency Agence Ecofin
Un exemple concret de ce retour est la Namibie, où Petrobras a acquis une participation de 42,5 % dans le bloc offshore 2613, situé dans le bassin de Lüderitz. Aux côtés de TotalEnergies et de Namcor, la compagnie brésilienne entend explorer un potentiel estimé à plusieurs milliards de barils. Financial Afrik
Ce regain d’intérêt pour l’Afrique traduit une volonté claire : tourner la page des scandales et des difficultés financières pour se projeter dans l’avenir. Petrobras cherche à sécuriser ses réserves, diversifier ses zones d’exploration et s’imposer comme un acteur incontournable de l’énergie mondiale, au moment où la transition énergétique impose de nouvelles équations géopolitiques.





