Riz indien : un quasi-record d’exportations en 2025, l’Afrique entre prix bas et concurrence accrue

L’Inde a exporté 21,55 millions de tonnes de riz en 2025, soit une hausse de 19,4% par rapport à 2024, frôlant son record historique de 22,3 millions de tonnes atteint en 2022 Sikafinance ch.zonebourse.com. Cette performance, portée par la levée progressive des restrictions commerciales, bouleverse les marchés africains où les consommateurs profitent de prix plus bas, mais où les producteurs locaux subissent une concurrence accrue.

En 2025, l’Inde a expédié 21,55 millions de tonnes de riz sur les marchés mondiaux, enregistrant une progression spectaculaire de 19,4% par rapport à l’année précédente Sikafinance. Ce volume place le géant asiatique tout près de son record absolu de 22,3 millions de tonnes atteint en 2022 Sikafinance.

La dynamique est portée par deux segments :

  • Le riz non-basmati, qui a bondi de 25% pour atteindre 15,15 millions de tonnes.
  • Le riz basmati, en hausse plus modeste de 8%, mais qui établit tout de même un nouveau sommet à 6,4 millions de tonnes Sikafinance.

Cette résurgence découle directement de la levée progressive des restrictions commerciales imposées par New Delhi depuis 2022, permettant à l’Inde de consolider sa place de premier exportateur mondial de riz ch.zonebourse.com Business AM.

Pour les pays importateurs africains comme la Côte d’Ivoire, le Bénin ou le Cameroun, cette situation crée un véritable dilemme économique :

Avantage pour les consommateurs : dans un contexte d’inflation généralisée, l’arrivée massive de riz indien bon marché contribue à stabiliser les prix alimentaires et à rendre ce produit de base plus accessible Business AM. Pression sur les producteurs locaux : les riziculteurs africains, déjà confrontés à des coûts de production élevés et à des infrastructures limitées, voient leur compétitivité fragilisée face à un riz asiatique vendu à des prix défiant toute concurrence Business AM.

Pour l’Inde : maintenir son leadership mondial tout en équilibrant ses besoins internes. Pour l’Afrique : arbitrer entre la sécurité alimentaire immédiate et la protection des filières locales. Pour les marchés mondiaux : la hausse des exportations indiennes contribue à faire baisser les prix internationaux du riz, mais accentue la dépendance des pays importateurs Business AM.

Sources : Sikafinance, Zonebourse, Business AM

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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