Seconde Guerre mondiale : quand le corps des femmes devenait un champ de bataille

Pendant la Seconde Guerre mondiale, des milliers de femmes ont été victimes de violences sexuelles dans les territoires occupés par les allemands. Ces crimes, longtemps passés sous silence, rappellent que le corps féminin a souvent été utilisé comme instrument de domination et de terreur.

De nombreux témoignages recueillis après-guerre décrivent des rafles de jeunes femmes dans les villages français, polonais ou soviétiques. Elles étaient envoyées dans des camps de travail forcé, où les officiers allemands imposaient leur autorité non seulement par le travail mais aussi par des violences sexuelles.

Contrairement aux camps d’extermination, ces lieux n’avaient pas de chambres à gaz ni de crématoires, mais servaient à exploiter la main-d’œuvre féminine. Les violences sexuelles y étaient fréquentes, mais rarement documentées dans les archives officielles. Les survivantes ont souvent gardé le silence, par honte ou par peur, ce qui explique la faible visibilité de ces crimes dans l’historiographie classique.

Les historiens soulignent que ces violences relevaient d’une stratégie de guerre, visant à briser les communautés et à terroriser les populations civiles. L’ONU reconnaît aujourd’hui le viol comme une arme de guerre et un crime contre l’humanité, à l’instar des massacres ou des déportations.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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