Taïwan met en garde contre les ambitions expansionnistes de Pékin

Le président taïwanais Lai Ching-te a averti que l’annexion de Taïwan par la Chine ne constituerait pas une fin en soi pour Pékin, mais le début d’une série de menaces accrues contre la stabilité régionale et mondiale.

Dans un entretien accordé à l’AFP en février 2026, Lai a déclaré : « Si Taïwan était annexée par la Chine, les ambitions expansionnistes de Pékin ne s’arrêteraient pas là. La Chine deviendrait plus agressive, compromettrait la paix et la stabilité dans la région indopacifique ainsi que l’ordre international fondé sur des règles » Radio-Canada.

Le président a souligné que les pays voisins, notamment le Japon et les Philippines, seraient parmi les premières cibles potentielles d’une Chine enhardie. Il a ajouté que les répercussions d’une telle évolution ne se limiteraient pas à l’Asie, mais pourraient atteindre l’Amérique et l’Europe, compte tenu de l’interconnexion des économies et des enjeux sécuritaires mondiaux 中央社.

Lai Ching-te insiste sur la nécessité pour Taïwan de renforcer ses capacités militaires afin de dissuader toute tentative d’invasion. Il a affirmé que son gouvernement travaille à l’adoption d’un budget supplémentaire de 40 milliards USD pour financer des achats d’armes, notamment auprès des États-Unis The Straits Times.

Le président taïwanais compte sur le soutien de Washington, dirigé par Donald Trump, pour empêcher Pékin de mettre en œuvre son plan de « réunification » qu’elle considère comme inéluctable. Lai a toutefois précisé que Taïwan ne doit pas être utilisée comme un simple « pion » dans les négociations sino-américaines, mais comme un partenaire stratégique dans la défense de la démocratie The Straits Times.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *