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Un tragique accident sur la RN1 à Gléï a fait 10 morts et 11 blessés, relançant le débat sur la dangerosité de cette route nationale et l’urgence de sa modernisation.
Un grave accident de la circulation s’est produit le samedi 31 janvier 2026 sur la Route Nationale N°1 (RN1), à la sortie nord de la localité de Gléï, dans la région des Plateaux. Selon le communiqué du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le bilan provisoire fait état de 10 morts, dont 5 mineurs, et 11 blessés, dont 10 dans un état grave.
L’accident est survenu aux environs de 16h GMT lors d’une collision entre un camion semi-remorque et un minibus de transport en commun. L’impact a été d’une rare violence, provoquant d’importants dégâts matériels et plongeant la zone dans le chaos. Les forces de l’ordre et les secours ont rapidement été mobilisés pour évacuer les victimes et sécuriser le périmètre.
Dans un communiqué officiel, le ministre de la Sécurité, Colonel Calixte Madjoulba, a présenté les condoléances du gouvernement aux familles endeuillées et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Il a également appelé les usagers de la RN1 à redoubler de prudence.
Cet accident relance le débat sur la dangerosité de la RN1, souvent qualifiée de “route de la mort” en raison de son étroitesse, de la présence fréquente de poids lourds (“titans”), des nids de poule et du manque d’éclairage. De nombreux véhicules en panne y restent immobilisés pendant des jours, augmentant les risques de collisions.
Le gouvernement, sous la primature de Victoire Sidémého Dogbé-Tomegah, avait promis de transformer cette voie stratégique en autoroute à double voie afin de réduire les accidents, fluidifier le trafic et renforcer le potentiel économique du pays, notamment pour le transit des marchandises vers le Burkina Faso, le Mali et le Niger.





