Togo : 23 milliards FCFA pour réhabiliter les routes rurales en 2026, malgré une baisse du budget

Le gouvernement togolais a annoncé une enveloppe de 23 milliards FCFA pour la réhabilitation et le développement des routes rurales au titre de l’exercice budgétaire 2026. Cette décision, rendue publique début février, s’inscrit dans la continuité des efforts de désenclavement et d’amélioration des infrastructures en milieu rural, essentielles pour stimuler les échanges économiques et faciliter l’accès aux services sociaux de base.

Selon les autorités, ce financement permettra au ministère chargé du désenclavement et des pistes rurales de poursuivre la mise en œuvre des projets visant à améliorer la mobilité des populations rurales, particulièrement affectées par l’état dégradé des pistes en période de fortes pluies.

Cependant, cette dotation traduit une baisse significative de 28 % par rapport aux 32 milliards FCFA inscrits en 2025. Il s’agit de la deuxième année consécutive de réduction budgétaire : en 2025 déjà, les crédits avaient reculé de 39 % comparativement à 2024, où les prévisions atteignaient 53 milliards FCFA.

Cette tendance interroge sur la capacité de l’État à maintenir un rythme soutenu d’investissements dans un secteur stratégique. Les routes rurales représentent en effet un levier crucial pour le développement agricole, l’accès aux marchés, la circulation des biens et des personnes, ainsi que la lutte contre la pauvreté.

Malgré la baisse des ressources allouées, le gouvernement affirme vouloir poursuivre ses efforts pour améliorer les conditions de vie des populations rurales. Les projets prévus devraient contribuer à réduire l’isolement de certaines localités, renforcer la résilience des communautés face aux aléas climatiques et soutenir la croissance économique inclusive.

En définitive, si l’annonce des 23 milliards FCFA témoigne de la volonté de l’État togolais de poursuivre le désenclavement rural, la réduction continue des budgets interpelle sur la durabilité de cette politique. Les observateurs estiment qu’un financement plus conséquent et stable serait nécessaire pour répondre aux défis persistants du secteur et garantir un impact durable sur le développement national.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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