0076/HAAC/01-2023/pl/P
Le 24 février 2026, l’Assemblée nationale du Togo a ouvert sa première session extraordinaire de l’année, convoquée par le Président du Conseil, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, conformément à l’article 12 alinéa 3 de la Constitution de la Ve République. La cérémonie d’ouverture, présidée par le Professeur Komi Selom Klassou, Président de l’Assemblée nationale, s’est déroulée en présence de Gilbert Bawara, ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions.
Dans son allocution, le Professeur Klassou a rappelé la responsabilité des élus face aux défis sécuritaires, économiques et environnementaux actuels :
« Lorsque les circonstances l’exigent et que l’intérêt supérieur de la Nation appelle à une action résolue, il incombe aux représentants du peuple de répondre présent, avec dignité et responsabilité. »
Sept projets de loi au cœur des priorités
- Sécurité nationale : prorogation de l’état d’urgence sécuritaire dans la région des Savanes et examen d’un projet de loi sur la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.
- Économie et inclusion financière : réglementation de la microfinance pour favoriser l’autonomisation des populations vulnérables ; transfert des missions du Fonds d’Appui aux Initiatives Économiques des Jeunes vers l’Agence de Développement des TPME afin de renforcer l’accompagnement des entrepreneurs.
- Énergie et fiscalité : modification du régime juridique et fiscal du gazoduc ouest-africain, enjeu stratégique pour l’attractivité énergétique.
- Souveraineté monétaire : répression du faux-monnayage dans l’espace UEMOA pour préserver la confiance dans les systèmes financiers régionaux.
- Environnement : adoption d’une loi-cadre visant à adapter la législation nationale aux défis climatiques et à promouvoir un développement durable.
Une méthode parlementaire exigeante
Les travaux en commissions débutent dès le 25 février, avec pour objectif d’adopter l’ensemble des projets avant la première session ordinaire prévue en avril. Le Président de l’Assemblée nationale a insisté sur la rigueur et la célérité des débats, plaçant les travaux sous le sceau de l’intérêt général et de la responsabilité collective.
Cette session extraordinaire illustre la vitalité institutionnelle du Parlement togolais et son rôle central dans l’adaptation de l’action publique aux enjeux contemporains.





