Togo/Golfe 7 : Agression du surveillant général du Lycée Akato, l’indignation monte dans le corps enseignant

Un nouvel acte de violence scolaire a été enregistré le 14 janvier 2026 au Lycée Akato, dans la commune Golfe 7. Alors que les élèves exécutaient l’hymne national, un individu identifié comme Yaozim Gédéon qui passait a été interpellé par le surveillant du coût il a donné des coups sur la tête de ce dernier et même a tenté d’agresser le proviseur.

D’après les témoignages, l’agresseur a été maîtrisé par les élèves avant d’être remis aux forces de l’ordre et par la suite libéré dans la soirée du même jour. Toutefois, sa libération le soir même, après l’intervention de son père, qu’il affirme travailler à la présidence, « La Marina », a provoqué une vive colère parmi les enseignants et les parents d’élèves.

« Mon père collabore avec Faure Gnassingbé, il travaille à la présidence, même si vous m’arrêtez, il viendra me libérer » dixit Yaozim Gédéon

Cet incident survient dans un contexte déjà tendu, quelques jours seulement après le drame de l’EPP Dodomé (Golfe 3), où un enseignant a été mortellement agressé lors d’un match de football. Ces violences répétées révèlent la fragilité de la sécurité dans les établissements scolaires togolais.

Des mesures sécuritaires urgentes, notamment la construction d’une clôture autour de l’établissement pour protéger le personnel et les élèves ou soit interdire aux populations des alentours du lycée Akato de passer dans l’établissement lors des cours et lors de l’exécution de l’hymne national.

Il est également rapporté que Yaozim Gédéon aurait déjà été impliqué dans des actes similaires dans la préfecture d’Agoènyivé, où il avait été placé en garde à vue.

L’agression du surveillant du Lycée Akato illustre la recrudescence des violences scolaires au Togo, après le drame de Dodomé. La libération rapide de l’agresseur accentue l’indignation des enseignants et relance le débat sur la sécurisation des établissements.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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