Togo : Kodjovi Obilalé, du cau à la résilience

Kodjovi Dodji Obilalé, ancien gardien des Éperviers du Togo, revient sur l’attentat de Cabinda du 8 janvier 2010 et raconte comment il a survécu à l’horreur, avant de partager ce qu’il est devenu depuis.

Le 8 janvier 2010, la sélection nationale du Togo se rendait en Angola pour participer à la Coupe d’Afrique des Nations. Sur la route de Cabinda, le bus des Éperviers fut pris pour cible par un commando armé. L’attaque coûta la vie à deux membres de la délégation et blessa grièvement plusieurs joueurs, dont le gardien Kodjovi Dodji Obilalé.

Dans un témoignage bouleversant, l’ancien international raconte : « On m’avait déposé à la morgue. Le médecin était en congé… ». Gravement atteint par des balles, il fut d’abord considéré comme mort avant d’être transféré en urgence vers l’Afrique du Sud. Sa carrière professionnelle s’est arrêtée brutalement ce jour-là, laissant des séquelles physiques irréversibles.

Depuis, Obilalé a choisi de transformer cette tragédie en force. Installé en France, il s’est reconverti dans l’éducation et le sport, travaillant comme éducateur spécialisé et entraîneur de jeunes gardiens. Il a également publié un livre intitulé Un destin foudroyé, où il revient sur son parcours, ses souffrances et sa reconstruction .

À l’occasion des 15 ans de l’attentat, il a rendu hommage aux victimes et rappelé que, malgré les blessures, il continue de porter un message de résilience et de paix .

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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