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Les États-Unis ont ouvert une enquête mondiale sur le travail forcé visant 60 pays, dont 7 en Afrique : Algérie, Maroc, Afrique du Sud, Angola, Libye, Égypte et Nigeria. Cette initiative pourrait déboucher sur des restrictions commerciales si ces États ne renforcent pas leurs mécanismes de lutte contre les importations liées au travail forcé. Agence Ecofin informateur.ci
Les 7 pays africains concernés
| Pays | Secteurs sensibles | Risques évoqués | |
|---|---|---|---|
| Algérie | Hydrocarbures, agriculture | Manque de transparence dans la chaîne d’approvisionnement | |
| Maroc | Textile, agriculture | Pressions sur les ouvriers et saisonniers | |
| Afrique du Sud | Mines, agriculture | Exploitation dans les industries extractives | |
| Angola | Pétrole, diamants | Faible contrôle sur les conditions de travail | |
| Libye | Construction, hydrocarbures | Conflits et absence de régulation | |
| Égypte | Textile, agriculture | Travail précaire dans les zones industrielles | |
| Nigeria | Pétrole, agriculture | Informalité et exploitation des travailleurs vulnérables | Agence Ecofin informateur.ci |
Les exportations vers les États-Unis pourraient être restreintes si les pays ne démontrent pas des efforts crédibles. Être placé sous surveillance fragilise la réputation des économies africaines dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. Ces enquêtes incitent les gouvernements à renforcer leurs lois et mécanismes de contrôle.
Certains pays africains dénoncent une approche unilatérale des États-Unis, perçue comme une pression commerciale. Dans des contextes marqués par l’informalité et les conflits, appliquer strictement les normes internationales reste un défi. Cette enquête peut aussi pousser les États africains à améliorer leurs pratiques et à attirer des investisseurs sensibles aux critères ESG (environnement, social, gouvernance).





