Iran–États-Unis : 70 ans de ruptures, révolutions et tensions géopolitiques

L’histoire des relations entre l’Iran et les États‑Unis ressemble à un véritable thriller politique, marqué par coups d’État, révolutions et crises diplomatiques. Depuis plus de sept décennies, méfiance et affrontements rythment cette saga géopolitique.

Tout commence en 1953, lorsque Washington orchestre le renversement du Premier ministre iranien Mohammad Mossadegh, élu démocratiquement, afin de protéger ses intérêts pétroliers et de consolider le pouvoir du Shah d’Iran, allié fidèle des Américains pendant près de 25 ans.

Mais en 1979, la donne change radicalement : la révolution islamique renverse la monarchie et instaure la République islamique. L’onde de choc est immédiate, symbolisée par la prise d’otages à l’ambassade américaine, où 52 diplomates furent retenus pendant 444 jours. Les relations bilatérales basculent alors dans une rupture profonde.

Les décennies suivantes sont marquées par des guerres par procuration, des embargos, des accusations mutuelles de soutien au terrorisme et des incidents dramatiques, comme en 1988, lorsque l’armée américaine abat par erreur un avion civil iranien, causant la mort de 290 passagers.

Malgré quelques tentatives de rapprochement, notamment l’accord nucléaire de 2015, l’escalade reprend en 2018 avec le retrait unilatéral des États‑Unis de cet accord et le rétablissement de sanctions sévères. Aujourd’hui encore, la relation reste un terrain miné, où s’entremêlent méfiance, enjeux de puissance et intérêts économiques.

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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