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Chaque semaine, les routes togolaises deviennent le théâtre de drames évitables. Excès de vitesse, surcharge des tricycles, mépris du code de la route… autant de comportements qui transforment la circulation en piège mortel. Les images de ce samedi 21 février 2026 à Lomé et dans d’autres villes du pays rappellent une réalité brutale : la route ne tue pas, ce sont nos comportements qui tuent.

Le début de l’année 2026 a été marqué par une série d’accidents graves sur les axes stratégiques du pays :
- 31 janvier à Glei (RN1) : plusieurs morts et blessés.
- Début février à Bouladè : collision dramatique.
- 15 février à Wahala : un autre accident mortel.
Face à cette recrudescence, le ministre de la Sécurité, Colonel Calixte Batossie Madjoulba, a annoncé le 9 février 2026 le déploiement d’une opération spéciale de sécurisation routière sur l’ensemble du territoire. Les corridors stratégiques comme le Grand Contournement de Lomé, la RN1 (Lomé–Cinkassé), la RN2 (Lomé–Aného) et la RN5 (Lomé–Kpalimé–Atakpamé) sont particulièrement ciblés .
- Excès de vitesse : les conducteurs de tricycles et motos roulent souvent sans conscience du danger.
- Surcharge : transport de marchandises et de passagers au-delà des capacités.
- Mépris du code : non-port du casque, non-respect des feux et des priorités.
- Illusion d’immunité : “ça n’arrive qu’aux autres” reste une croyance dangereuse.
Conséquences sociales et humaines
| Impact | Conséquences |
|---|---|
| Humain | Pertes de vies, familles endeuillées, traumatismes |
| Économique | Charges hospitalières, perte de productivité |
| Social | Sentiment d’insécurité, défiance envers les autorités |
| Politique | Pression sur le gouvernement pour des réformes rapides |
- Opération spéciale : contrôles renforcés, présence accrue des forces de sécurité sur les grands axes.
- Campagnes de sensibilisation : messages diffusés pour rappeler les règles de sécurité.
- Tolérance zéro annoncée : mais les citoyens dénoncent un manque de suivi et de sanctions réelles.
Le Togo vit une crise routière qui ne peut être résolue par les seules mesures gouvernementales. Les campagnes et contrôles sont nécessaires, mais la clé reste dans nos comportements individuels. Tant que l’insouciance et le mépris des règles domineront, les routes continueront d’endeuiller des familles.
source de l’image: Innocent Pato





