Iran durcit sa ligne, la trahison désormais passible de mort

Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien (SNSC) a annoncé une intensification de sa politique sécuritaire en pleine période de tensions régionales. Toute collaboration avec des puissances étrangères considérées comme ennemies – notamment les États-Unis et Israël – est désormais qualifiée de haute trahison, passible de la peine capitale immédiate.

Les Gardiens de la Révolution ont reçu pour mission de renforcer la surveillance des communications et des déplacements suspects. Les « espions » et « mercenaires » sont explicitement ciblés, dans une logique de tolérance zéro. Cette décision s’inscrit dans une stratégie de dissuasion visant à empêcher toute aide aux opérations militaires occidentales ou israéliennes.

Depuis la guerre de 12 jours avec Israël en 2025, l’Iran a réorganisé son Conseil de sécurité nationale, avec la nomination d’Ali Larijani comme secrétaire et représentant du Guide suprême Ali Khamenei INSS. Parallèlement, le pays fait face à une crise économique et à des protestations internes sévèrement réprimées, entraînant sanctions internationales contre plusieurs responsables sécuritaires Wikipedia.

Cette décision traduit la volonté de Téhéran de verrouiller son appareil sécuritaire et d’envoyer un signal fort à ses adversaires. Elle illustre également l’emprise croissante des factions les plus dures au sein du régime, prêtes à recourir à des mesures extrêmes pour maintenir la cohésion interne et affirmer leur posture régionale Council on Foreign Relations.

Cette annonce marque une nouvelle étape dans la radicalisation de la politique iranienne. Elle pose une question cruciale : la répression interne et la criminalisation de la dissidence renforceront-elles la stabilité du régime, ou au contraire, accentueront-elles les fractures sociales et politiques déjà visibles ?

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *