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Macky Sall, ancien président du Sénégal, est officiellement candidat au poste de Secrétaire général de l’ONU, présenté par le Burundi avec le soutien de l’Union africaine. Sa candidature, vue comme une option de compromis dans un contexte géopolitique tendu, se heurte toutefois aux critères de représentativité et aux critiques liées à son bilan national.
La succession d’António Guterres à la tête des Nations unies s’annonce disputée. Trois noms circulent déjà : Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili, Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, et Macky Sall, ancien président du Sénégal.
Le 2 mars 2026, la candidature de Macky Sall a été officiellement déposée à New York par le président burundais Évariste Ndayishimiye, agissant au nom de l’Union africaine africactu.com. Ce soutien continental vise à renforcer la présence africaine dans la gouvernance mondiale.
Cependant, plusieurs obstacles se dressent : L’Amérique latine revendique le poste, arguant qu’aucun de ses ressortissants n’a dirigé l’ONU depuis Javier Pérez de Cuéllar (1982-1991). De nombreux États militent pour qu’une femme accède enfin à la fonction. Au Sénégal, des organisations de défense des droits humains et des familles de victimes des violences politiques entre 2021 et 2024 dénoncent sa candidature, estimant qu’elle ne correspond pas aux valeurs de l’ONU La Nouvelle Tribune.
Les partisans de Macky Sall mettent en avant son profil de compromis : il n’a pas de contentieux majeur avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni), dont le droit de veto sera décisif. Ses relations jugées équilibrées avec Xi Jinping et Vladimir Poutine, ainsi que sa posture mesurée sur des dossiers sensibles, sont présentées comme des atouts Gabonactu.
Le choix du prochain Secrétaire général dépend largement de l’accord des cinq membres permanents, chacun disposant d’un droit de veto. La candidature de Macky Sall est la première portée officiellement par l’Union africaine, ce qui lui confère une légitimité régionale. Dans une ONU fracturée par les tensions géopolitiques, un candidat perçu comme neutre pourrait séduire, mais les critères de représentativité (région, genre) restent déterminants.





