0076/HAAC/01-2023/pl/P
Dans une lettre solennelle adressée « aux musulmans du monde entier et aux gouvernements des pays islamiques », Ali Larijani, haut responsable iranien de la sécurité nationale, dénonce ce qu’il qualifie d’« agression américano-sioniste » contre l’Iran. Selon lui, cette attaque aurait eu lieu en pleine négociation et visait à « démanteler » le pays, entraînant la mort de figures importantes de la révolution islamique ainsi que de civils et de commandants militaires.
Larijani insiste sur la résistance du peuple iranien, qu’il décrit comme une force nationale et islamique ayant réussi à contenir l’ennemi. Il reproche aux pays musulmans leur silence ou leur neutralité, rappelant un hadith du prophète selon lequel « quiconque entend un homme appeler Ô musulmans et ne lui répond pas n’est pas musulman ».
Le responsable iranien critique également certains États islamiques qui auraient pris position contre l’Iran, en raison de ses attaques contre des bases américaines et israéliennes situées sur leur territoire. Pour lui, ces arguments ne sont que des « prétextes fragiles » et la véritable confrontation oppose deux camps : d’un côté l’Amérique et Israël, de l’autre l’Iran et les forces de la résistance.
Larijani exhorte les gouvernements islamiques à réfléchir à l’avenir du monde musulman, affirmant que les États-Unis ne respectent pas leurs engagements et qu’Israël demeure un ennemi commun. Il appelle à l’unité de la « nation islamique », qu’il considère comme la clé de la sécurité, du progrès et de l’indépendance de tous les pays musulmans.
La lettre se conclut par une formule de paix et d’humilité : « Un serviteur parmi les serviteurs de Dieu, Ali Larijani. »
Ce texte s’inscrit dans une rhétorique classique de la République islamique d’Iran, qui cherche à mobiliser la solidarité islamique face à l’isolement diplomatique et aux pressions internationales. Il illustre aussi la tension persistante entre Téhéran et certains pays arabes alliés des États-Unis.





