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En visite aux États-Unis dans le cadre de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique ce 25 mars 2026, le président ghanéen John Mahama a été confronté à une décision inattendue : l’université Lincoln, qui devait lui décerner un Honorary Degree, a annulé la distinction à la dernière minute.
Selon les médias américains, cette décision est liée aux objections suscitées par le projet de loi sur l’homosexualité et les valeurs familiales actuellement porté par Mahama au Ghana. Ce texte, très controversé, suscite de vives critiques à l’international, notamment de la part des organisations de défense des droits humains.
Malgré cette annulation, John Mahama poursuit son programme aux États-Unis, où il défend le projet de réparations pour des millions d’Africains réduits en esclavage pendant plus de 400 ans dans les Amériques. Il considère cette initiative comme une étape essentielle pour reconnaître les souffrances historiques et promouvoir la justice sociale.
Le projet de loi sur l’homosexualité et les valeurs familiales divise profondément la société et attire l’attention des observateurs internationaux. Au Sénégal, un projet similaire est en cours, mais l’ONU a demandé au président Bassirou Diomaye Faye de ne pas promulguer la loi, soulignant les risques pour les droits fondamentaux. Sur la scène internationale : Ces débats mettent en lumière la tension entre les valeurs culturelles locales et les normes universelles de droits humains, un sujet qui influence désormais les relations diplomatiques et académiques.
L’annulation de la distinction honorifique à John Mahama illustre la manière dont les positions politiques nationales peuvent avoir des répercussions directes sur la reconnaissance internationale. Elle révèle aussi la sensibilité croissante des institutions académiques et diplomatiques face aux questions de droits humains.
Pour Mahama, cette controverse risque de brouiller son message sur les réparations liées à l’esclavage, en plaçant au premier plan les critiques sur la législation nationale. Elle souligne enfin la complexité des équilibres que doivent gérer les dirigeants africains entre affirmation des valeurs locales et pression internationale.





