0076/HAAC/01-2023/pl/P
Les récentes nominations à la tête de l’Office togolais des recettes (OTR) traduisent une volonté affirmée de consolider l’institution et d’accélérer la modernisation de l’administration fiscale et douanière.
Le choix de Téï Koinzi comme Commissaire des douanes et droits indirects n’est pas fortuit. Son parcours au sein de la CEDEAO et son expérience à la Présidence du Conseil lui confèrent une expertise stratégique rare. Il dispose des atouts nécessaires pour renforcer le contrôle des flux commerciaux et sécuriser les recettes douanières, un enjeu crucial dans un contexte de mondialisation et de pressions budgétaires.
De son côté, Peter Dossou Kponor prend la tête du Commissariat des impôts avec un profil technique affirmé. Son expérience en matière de contrôle fiscal constitue un levier important pour améliorer la mobilisation des recettes et intensifier la lutte contre la fraude.
Ces nominations révèlent une complémentarité des profils : l’un agit sur les frontières économiques, l’autre intervient au cœur du système fiscal interne. Cette articulation est essentielle pour optimiser les ressources publiques et renforcer la cohérence de l’action de l’OTR.
Elles interviennent dans un contexte d’exigence accrue en matière de transparence et de performance. La digitalisation des procédures apparaît comme un axe prioritaire pour simplifier les démarches, réduire les zones d’opacité et renforcer la confiance des contribuables.
Au-delà des personnes, c’est une dynamique de réforme qui se confirme. L’objectif est clair : accroître durablement les recettes de l’État grâce à une administration plus efficace, moderne et mieux coordonnée. En filigrane, le Gouvernement togolais réaffirme sa volonté de consolider les bases financières de l’action publique, une orientation stratégique indispensable pour soutenir le développement économique du pays.





