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Ce qui s’est déroulé samedi au Palais de la Marina n’a rien de scandaleux. Si certains l’ont perçu ainsi, c’est surtout parce qu’ils ont commenté avant de se documenter. En réalité, la Constitution togolaise du 6 mai 2024, dans son article 42, prévoit que le Président de la République doit lui-même être élevé à l’Ordre National avant de pouvoir décorer d’autres personnalités.
Il ne s’agit ni d’un privilège accordé en cachette, ni d’un favoritisme. C’est une obligation républicaine : on ne peut exercer pleinement ses prérogatives sans en avoir d’abord les moyens légaux. L’acte posé par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, est donc une mise en cohérence des institutions, réalisée de manière discrète et conforme aux textes.
Ce qui fait honte, ce n’est pas la décoration en elle-même, mais la manière dont certains compatriotes déversent leur ignorance avec assurance. La Constitution n’est pas un document secret : elle est publique, lisible et accessible à tous. Les débats devraient s’appuyer sur des faits et des textes, non sur des impressions ou des rumeurs.
On peut ne pas aimer la politique, on peut avoir des opinions divergentes, c’est un droit. Mais il est essentiel de se documenter avant de parler, car le Togo mérite mieux que des polémiques construites sur du vide. La Constitution a été respectée, et l’acte posé s’inscrit dans une logique de continuité institutionnelle.
La cérémonie au Palais de la Marina illustre une application stricte de la loi et non un dérapage. Le Togo avance, avec ou sans ceux qui refusent de s’informer. La République repose sur des règles claires, et leur respect est la meilleure garantie de stabilité et de crédibilité institutionnelle.





