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La Russie procède à l’évacuation quasi totale de son personnel de la centrale nucléaire de Bushehr en Iran, ne laissant qu’une cinquantaine de volontaires pour maintenir les opérations. Cette décision intervient après plusieurs frappes à proximité du site et dans un climat de menaces nucléaires ouvertement évoquées par les médias d’État russes.
Rosatom, la société nucléaire russe, a confirmé début avril 2026 qu’elle organise la phase finale d’évacuation de ses employés de Bushehr. Sur les plus de 700 employés russes présents au début du conflit, environ 400 ont déjà quitté le site. 200 autres doivent partir vers l’Arménie, tandis qu’une cinquantaine de volontaires resteront pour assurer le fonctionnement minimal des équipements. Les évacuations ont commencé dès mars, avec des départs successifs de centaines de spécialistes, illustrant la gravité des menaces pesant sur la centrale.
Le 17 mars 2026, un projectile est tombé à seulement 200 mètres de l’unité opérationnelle de Bushehr, soulignant la vulnérabilité du site. Le PDG de Rosatom, Alexei Likhachev, a averti qu’une attaque directe provoquerait une catastrophe régionale, en raison des 70 tonnes de combustible nucléaire et des 210 tonnes de combustible usé stockés sur place. Les médias russes, notamment Vladimir Soloviev et Margarita Simonyan, évoquent désormais ouvertement la possibilité d’une guerre nucléaire, décrivant la politique américaine comme « diabolique » et annonçant « la fin des temps ».
Un diplomate de l’ONU ayant démissionné a affirmé que l’organisation se prépare à une éventuelle utilisation d’armes nucléaires en Iran. Le directeur de l’OMS a confirmé que l’agence se prépare au pire scénario : un incident nucléaire. Mohamed ElBaradei, ancien directeur de l’AIEA et prix Nobel de la paix, a résumé la situation : « Si vous avez un dirigeant irrationnel qui a le sentiment de perdre, je ne l’exclus pas. »
La centrale de Bushehr est la seule installation nucléaire encore en activité en Iran, ce qui en fait un site stratégique et hautement symbolique. Son éventuelle destruction ou contamination aurait des conséquences humanitaires et environnementales majeures pour l’Iran, le Golfe persique et l’ensemble du Moyen-Orient. Les évacuations russes traduisent une perte de confiance dans la sécurité du site, accentuant la perception d’une escalade incontrôlable.
L’évacuation de Bushehr par Rosatom marque une étape critique dans l’escalade du conflit. Entre frappes proches de la centrale, menaces nucléaires relayées par Moscou et inquiétudes exprimées par l’ONU et l’OMS, le spectre d’un accident nucléaire majeur au Moyen-Orient est désormais pris au sérieux par les acteurs internationaux.





