Islamabad : Ghalibaf impose ses conditions avant les négociations avec Washington

À son arrivée à Islamabad, le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a immédiatement fixé le ton des discussions avec la délégation américaine. À la tête d’une imposante délégation de 70 personnes, il a posé des conditions jugées incontournables avant même l’ouverture des négociations.

Deux exigences majeures ont été formulées :

Un cessez-le-feu immédiat au Liban, considéré par Téhéran comme une priorité absolue.

Le déblocage des avoirs iraniens gelés depuis plus de 40 ans par les États-Unis et leurs alliés européens.

    « Nous avons de bonnes intentions, mais nous ne leur faisons pas confiance », a déclaré Ghalibaf, soulignant la méfiance persistante de l’Iran vis-à-vis de Washington.

    Dans l’avion qui conduisait sa délégation au Pakistan, le président du Parlement iranien a tenu à rendre hommage aux 170 enfants de Minab, tués le 28 février 2026 par un missile Tomahawk américain lors du premier jour de la guerre. Les portraits des victimes ont été affichés dans l’appareil, transformant le voyage en acte de mémoire et de dénonciation.

    Cette mise en scène dramatique illustre la stratégie iranienne : combiner fermeté diplomatique et rappel des traumatismes pour renforcer sa position. Les conditions posées par Ghalibaf apparaissent comme un préalable incontournable, laissant présager des négociations sous haute tension.

    Dans ce contexte, la délégation américaine menée par le vice-président J.D. Vance devra composer avec une atmosphère de défiance et des exigences qui touchent directement aux équilibres régionaux et financiers. L’issue de ces pourparlers pourrait avoir un impact décisif sur la dynamique géopolitique au Moyen-Orient.

    Komla AKPANRI
    Komla AKPANRI

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