0076/HAAC/01-2023/pl/P
L’Assemblée nationale du Sénégal a confirmé, ce samedi 9 mai 2026, l’adoption du nouveau Code électoral après une seconde lecture. La proposition de loi, portée par le parti Pastef, a été validée par 128 voix, marquant une étape décisive dans le processus législatif.
La relecture du texte a été demandée par le président Bassirou Diomaye Faye, conformément à l’article 73 de la Constitution. Cette initiative faisait suite à la découverte de deux versions divergentes du projet initial, nécessitant une clarification institutionnelle. Le gouvernement a assuré que la procédure avait été respectée dans son intégralité et que l’adoption s’est faite à la majorité qualifiée requise.
Au-delà de l’aspect technique, cette réforme est perçue comme une avancée majeure dans le paysage politique sénégalais. Elle pourrait lever certains obstacles juridiques qui pesaient sur la candidature de figures politiques emblématiques, notamment Ousmane Sonko, en vue des prochaines échéances électorales, dont la présidentielle de 2029.
L’adoption du nouveau Code électoral illustre la volonté des institutions sénégalaises de renforcer la transparence et la cohérence du processus électoral. Elle intervient dans un contexte où la participation citoyenne et la crédibilité des scrutins sont au cœur des débats politiques. Pour les partisans de Sonko et de Pastef, cette réforme représente une victoire symbolique et stratégique, tandis que pour l’opposition, elle soulève des interrogations sur l’équilibre des règles du jeu démocratique.
Avec ce nouveau cadre juridique, le Sénégal se prépare à une recomposition politique qui pourrait redéfinir les rapports de force en vue de 2029. La réforme du Code électoral apparaît ainsi comme un jalon essentiel dans la consolidation de la démocratie sénégalaise, tout en ouvrant la voie à de nouvelles dynamiques de compétition politique.





