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Le gouvernement ghanéen a réaffirmé la fermeté de sa position sur la protection de ses citoyens à l’étranger. « La sécurité des Ghanéens hors du territoire est non négociable », a déclaré le président John Dramani Mahama, en réaction aux récentes attaques xénophobes survenues en Afrique du Sud.
Selon les autorités, près de 300 ressortissants ghanéens, se sentant menacés, se sont inscrits à un programme d’exfiltration du pays. Le chef de l’État a donné son accord pour le lancement du processus, en coordination avec le ministère des Affaires étrangères et les représentations diplomatiques à Pretoria et Johannesburg.
Ces violences, qui visent principalement des travailleurs étrangers africains, ont ravivé les tensions régionales et suscité une vague d’indignation sur le continent. Le Ghana, à l’instar d’autres pays africains, exige des garanties de sécurité pour ses citoyens et appelle à une réponse concertée de l’Union africaine afin de prévenir de nouveaux épisodes de xénophobie.
Le gouvernement a également annoncé la mise en place d’un dispositif d’accueil pour les rapatriés, comprenant un accompagnement psychologique et social. Cette mesure s’inscrit dans une politique plus large de protection consulaire et de solidarité nationale envers les Ghanéens vivant à l’étranger.
L’affaire souligne la détermination du président Mahama à défendre la dignité et la sécurité de ses compatriotes, tout en rappelant la nécessité d’un dialogue franc entre États africains pour éradiquer les discriminations intra-continentales.





