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Un drame d’une brutalité saisissante s’est produit au Ghana, révélant une fois de plus les ravages liés à l’usage abusif du Tramadol. Kukura, un jeune homme d’une vingtaine d’années, a perdu la vie après avoir avalé dix comprimés de ce puissant analgésique en une seule prise. Son geste, motivé par la volonté d’impressionner ses amis et de surpasser un camarade qui venait d’en ingurgiter six, s’est transformé en tragédie.
Selon les témoins, la scène s’est déroulée en quelques instants. Après avoir avalé les dix pilules, Kukura s’est effondré, incapable de résister au choc brutal infligé à son organisme. Ses proches, paniqués, l’ont immédiatement transporté vers la polyclinique de Babile. Face à la gravité de son état, il a ensuite été transféré à l’hôpital de Wa, puis au centre hospitalier universitaire de Tamale. Malgré les efforts acharnés du personnel médical, le jeune homme a succombé.
Cet incident met en lumière l’ampleur du problème du Tramadol au Ghana et dans plusieurs pays de la sous-région. Utilisé à l’origine comme antidouleur dans le cadre médical, ce médicament est détourné de son usage thérapeutique et consommé de manière abusive par de nombreux jeunes. Les autorités sanitaires alertent régulièrement sur les dangers de cette pratique, qui entraîne des dépendances sévères, des troubles psychologiques et, comme dans le cas de Kukura, des décès brutaux.
Les autorités locales ont exprimé leur inquiétude face à la banalisation de ces « compétitions » où les jeunes se défient en ingérant des doses massives de substances dangereuses. Les associations de santé publique appellent à intensifier les campagnes de sensibilisation et à renforcer la lutte contre la circulation illicite du Tramadol. Sur les réseaux sociaux, l’émotion est vive : beaucoup dénoncent une tragédie évitable et pointent du doigt l’absence de contrôle efficace sur la distribution de ce médicament.
La mort de Kukura illustre les conséquences dramatiques de la consommation abusive de Tramadol. Au-delà du choc immédiat, ce drame relance le débat sur la responsabilité collective : celle des autorités, des familles et de la société dans son ensemble, face à un fléau qui continue de décimer la jeunesse.





