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En Guinée, l’arrestation de l’imam Abdoul Karim Touré par la police suscite un vif débat sur le rôle des leaders religieux dans la préservation de la paix sociale. Connu pour ses prêches virulents, il appelait ouvertement au meurtre des non-musulmans et qualifiait le pouvoir en place de « mécréant ». Ces propos, jugés dangereux et incitatifs à la violence, ont conduit les autorités à intervenir.
Dans un pays marqué par une diversité religieuse et culturelle, de tels discours risquent de fragiliser le tissu social. Les appels à la haine et à l’exclusion sapent les fondements du vivre-ensemble et alimentent des tensions qui peuvent dégénérer en violences communautaires. Les autorités guinéennes rappellent que la religion ne doit jamais servir de prétexte à la haine, mais au contraire être un vecteur de paix et de fraternité.
Les leaders spirituels occupent une place centrale dans la société guinéenne. Leur influence sur les fidèles leur confère une responsabilité particulière : celle de promouvoir l’amour, la sagesse et la tolérance. En période de crispations politiques et sociales, leurs paroles peuvent apaiser ou attiser les divisions. L’affaire Abdoul Karim Touré met en lumière la nécessité d’un encadrement plus strict des discours religieux afin de préserver l’unité nationale.
L’arrestation de l’imam Touré apparaît comme un signal fort envoyé par les autorités : la liberté religieuse ne saurait être confondue avec le droit d’inciter à la violence. Chaque citoyen, quelle que soit sa croyance, mérite respect et dignité. La Guinée, à l’instar de nombreux pays africains, doit renforcer les mécanismes de dialogue interreligieux et de régulation des prêches pour éviter que la religion ne devienne un instrument de division.





