0076/HAAC/01-2023/pl/P
Le tribunal de grande instance de Tenkodogo a examiné, le jeudi 11 juin 2026, une affaire particulièrement grave impliquant un maître coranique de 49 ans, poursuivi pour des viols répétés sur une fillette de huit ans. Le verdict est attendu le 18 juin prochain.
Selon l’enquête menée par le Commissariat Central de Police de Tenkodogo, la victime, A. Z., née le 1er janvier 2018, aurait subi des agressions sexuelles répétées de la part de S. O., né le 3 septembre 1977 à Tenkodogo. Les faits se seraient déroulés courant février 2026, dans la mosquée où l’accusé dispensait ses cours coraniques. Après avoir libéré les autres élèves à la fin des cours du soir, il retenait la fillette pour commettre ses forfaits.
Placée sous mandat de dépôt sur instruction du parquet, l’affaire a été portée devant la justice. À l’audience, le prévenu a reconnu les faits, confirmant ainsi les éléments de l’enquête. Le ministère public a insisté sur la gravité des actes et sur la nécessité de protéger les mineurs contre de tels abus.
Le procureur a requis contre l’accusé une peine de 12 mois de travaux d’intérêt général, assortie d’une amende ferme de 3 millions de FCFA et d’une interdiction d’enseigner le Coran pendant cinq ans. À défaut de travaux d’intérêt général, il a demandé une condamnation à 10 ans d’emprisonnement ferme.
Le tribunal a mis l’affaire en délibéré. Le verdict sera rendu le jeudi 18 juin 2026, une décision très attendue par les familles et la communauté locale, qui espèrent que justice sera rendue pour protéger les enfants et réaffirmer la responsabilité des éducateurs religieux.
Ce type d’affaire illustre la nécessité d’un encadrement plus strict des structures éducatives religieuses et d’une vigilance accrue des autorités pour prévenir les abus sur mineurs.





