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La police norvégienne a immobilisé le navire de recherche et de croisière « Professor Molchanov » dans l’archipel du Svalbard, à la suite d’une requête de l’Ukraine. Cette saisie s’inscrit dans une stratégie internationale visant à contraindre Moscou à payer les indemnités liées à la confiscation des actifs de Naftogaz en Crimée.
Les autorités norvégiennes ont ordonné le blocage du navire russe « Professor Molchanov », empêché de lever l’ancre dans les eaux glacées du Svalbard. Cette décision fait suite à une demande officielle de l’Ukraine, qui cherche à récupérer les compensations financières imposées à la Russie pour la saisie illégale des actifs de la société énergétique Naftogaz en Crimée.
Le directeur général intérimaire de Naftogaz, Serhï Fedorenko, s’est félicité de cette avancée : « C’est une nouvelle étape importante vers le rétablissement de la justice face à la saisie illégale par la Russie des actifs de Naftogaz en Crimée. Nous continuerons à rechercher des actifs russes à travers le monde jusqu’au paiement intégral des indemnités accordées à Naftogaz et aux autres sociétés du groupe. »
Au-delà de la Norvège, Kiev mène une véritable « chasse au trésor » judiciaire dans plusieurs pays occidentaux, notamment aux États-Unis, en France et au Royaume-Uni, afin de bloquer des avions, navires ou bâtiments appartenant à l’État russe ou à ses entreprises publiques.
Cette immobilisation illustre la montée en puissance des actions judiciaires internationales contre Moscou. Pour l’Ukraine, il s’agit non seulement de récupérer des compensations financières, mais aussi de renforcer la pression diplomatique sur la Russie en frappant ses intérêts économiques à l’étranger.
Sur le plan économique, la saisie d’actifs russes à l’étranger pourrait fragiliser certaines entreprises publiques et accroître le coût de la guerre pour Moscou, et sur le plan politique, elle marque une intensification de la coopération entre Kiev et ses alliés occidentaux dans le domaine judiciaire. Immobiliser un navire dans l’Arctique, région stratégique pour la Russie, envoie un signal fort sur la détermination de l’Ukraine à poursuivre ses revendications.
Cette affaire pourrait ouvrir la voie à une multiplication des saisies d’actifs russes dans le monde, transformant le contentieux énergétique en un véritable front juridique international.





