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Sous le poids écrasant des prêts bancaires et du harcèlement des créanciers, une logeuse de Nansana, en Ouganda, a enfermé ses locataires avant de mettre le feu à son immeuble. Trois personnes, dont elle-même, ont trouvé la mort dans ce drame qui met en lumière les ravages du surendettement et l’absence de soutien psychologique face aux difficultés financières.
Un incendie meurtrier a secoué la ville de Nansana, en Ouganda, dans la nuit du samedi au dimanche. Selon les autorités locales, Violet Nanyombi, propriétaire d’un immeuble locatif de six logements, aurait enfermé ses locataires avant d’y mettre le feu. Elle a péri dans les flammes avec deux occupants, Annet Namulondo et son mari Isabirye Bumali.
Le drame s’est produit vers deux heures du matin. Quelques instants avant l’incendie, Nanyombi avait sorti sa fille de neuf ans, lui confiant de l’argent pour ses frais scolaires ainsi qu’une note décrite comme un testament. Dans ce document, elle évoquait un prêt assorti de remboursements quotidiens de 60 000 shillings, révélant la pression insoutenable qu’elle subissait.
Le maire de Nansana a confirmé que la logeuse recevait des appels incessants de ses créanciers la veille du drame. Les voisins, alertés par les flammes, ont tenté de maîtriser l’incendie avant l’arrivée tardive des pompiers. La police a récupéré trois corps et ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes.
Au-delà de la tragédie humaine, cet événement met en lumière les dangers liés au surendettement et au manque de dispositifs de soutien psychologique et social. Les autorités locales appellent désormais les habitants à solliciter de l’aide en cas de difficultés financières et à renforcer la communication avec les forces de l’ordre et les comités de surveillance de quartier.





