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Face aux appels à la démission lancés après l’adoption de la nouvelle Constitution togolaise, la députée Brigitte Adjamagbo-Johnson, figure de la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) et secrétaire générale de la CDPA, défend son choix de rester à l’Assemblée nationale pour poursuivre le combat politique de l’intérieur.
Lomé, septembre 2026 – La députée Brigitte Adjamagbo-Johnson refuse de céder aux pressions qui l’invitent à quitter l’Assemblée nationale. Pour la responsable de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), une démission ne serait qu’un geste symbolique sans impact réel sur la vie politique. Elle préfère maintenir sa présence au Parlement pour continuer à défendre les valeurs démocratiques et interpeller le gouvernement sur les dérives institutionnelles.
Selon elle, la réforme constitutionnelle adoptée en 2024 a profondément modifié l’équilibre des pouvoirs, mais la lutte pour la démocratie doit aussi se mener au sein des institutions. « Quitter l’Assemblée reviendrait à abandonner le terrain de la bataille politique », affirme-t-elle, soulignant que les mécanismes de contrôle parlementaire – questions orales, d’actualité ou écrites – restent des outils essentiels pour faire entendre la voix de l’opposition.
Depuis le début de la législature, Brigitte Adjamagbo-Johnson incarne une opposition constructive, prônant le dialogue tout en dénonçant les atteintes à la gouvernance démocratique. Son refus de démissionner traduit une stratégie de résistance institutionnelle : utiliser la tribune parlementaire pour défendre la transparence et la participation citoyenne.
Cette position, bien que controversée au sein de certains cercles militants, illustre une approche pragmatique de l’action politique : rester dans l’arène pour peser sur les décisions et maintenir une présence critique face au pouvoir.





