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Malgré le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les deux blocs poursuivent leurs échanges en vue de définir un nouveau cadre de coopération. De part et d’autre, les responsables affichent leur volonté de préserver les acquis de l’intégration régionale et les intérêts des populations ouest-africaines. [fr.apanews.net]
Alors que les relations institutionnelles entre la CEDEAO et la Confédération des États du Sahel (AES) ont profondément évolué depuis le départ du Mali, du Burkina Faso et du Niger, les deux parties semblent déterminées à maintenir des canaux de dialogue.
Le 4 octobre 2026, à El-Alamein en Égypte, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, président en exercice de la CEDEAO, a réaffirmé la volonté de l’organisation régionale de poursuivre les discussions avec les trois pays sahéliens. À l’occasion de la 8e réunion de coordination semestrielle de l’Union africaine et des Communautés économiques régionales, il a insisté sur la nécessité de préserver les liens historiques entre les peuples et les acquis de l’intégration ouest-africaine. [fr.linkedin.com], [fr.apanews.net]
Quelques jours auparavant, le 28 septembre 2026 à Bamako, le Premier ministre malien Abdoulaye Maïga avait annoncé l’ouverture de discussions entre l’AES et la CEDEAO en vue de l’élaboration d’un nouvel accord-cadre destiné à définir les futures relations entre les deux entités. Aucun calendrier officiel ni détail précis concernant le contenu du futur texte n’a toutefois été communiqué à ce stade.
Cette annonce est intervenue lors de la cinquième réunion des ministres de l’Industrie et du Commerce de l’AES, consacrée au renforcement de l’intégration économique entre les trois États membres de la Confédération. Les échanges ont notamment porté sur la libre circulation des personnes, des biens et des services, la suppression des entraves au commerce ainsi que l’amélioration de l’environnement des investissements.
Les discussions en cours s’inscrivent dans un contexte marqué par le retrait effectif du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO depuis le 29 janvier 2025. Malgré cette séparation institutionnelle, les deux ensembles régionaux ont multiplié les signaux d’apaisement afin d’éviter une rupture brutale aux conséquences économiques et sociales importantes. [fr.apanews.net]
La CEDEAO a notamment maintenu les facilités de circulation sans visa pour les ressortissants des trois pays sahéliens. De son côté, l’AES a également annoncé que les citoyens des États membres de la CEDEAO continueraient à bénéficier d’un accès sans visa à son espace, dans le respect des réglementations nationales en vigueur. [fr.linkedin.com], [fr.apanews.net]
Afin d’encadrer ce processus, la CEDEAO a désigné en mars 2026 l’ancien Premier ministre guinéen Lansana Kouyaté comme négociateur en chef. Son mandat a été prolongé lors du sommet ordinaire tenu en juillet 2026 à Lungi, en Sierra Leone, où les chefs d’État ouest-africains ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une approche collective dans les discussions avec l’AES. [fr.apanews.net]
À travers ces démarches, la CEDEAO et l’AES cherchent désormais à établir un cadre juridique et politique capable de régir leurs rapports futurs, tout en préservant la coopération régionale. Si les contours du futur accord restent flous, les deux blocs semblent converger vers une priorité : éviter que les divergences politiques ne compromettent la libre circulation, les échanges économiques et les intérêts des populations de l’Afrique de l’Ouest. [fr.apanews.net]
Sources : APA News, déclarations officielles de la CEDEAO et de l’AES. [fr.apanews.net]





