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Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a annoncé que les préparatifs du futur dialogue national sont en bonne voie. S’exprimant devant la diaspora congolaise à Moscou, en marge du sommet Russie-Afrique, le chef de l’État a indiqué que la mise en place du comité d’organisation ainsi que la désignation des animateurs de ce cadre de concertation interviendront prochainement.
Selon lui, cette initiative vise à consolider la paix, renforcer la cohésion nationale et contribuer à la refondation de l’État congolais dans un contexte marqué par les défis sécuritaires persistants, notamment dans l’est du pays.
Toutefois, Félix Tshisekedi a précisé que la participation à ce dialogue sera soumise à des conditions strictes. Le président congolais a affirmé que seuls les citoyens n’ayant aucun lien avec le Rwanda pourront être associés aux discussions. Il a estimé que toute personne ayant collaboré avec Kigali devra au préalable renoncer à cette démarche et la condamner publiquement avant d’espérer prendre part au processus.
Dans le même esprit, le chef de l’État a réaffirmé son refus d’intégrer aux discussions ceux qu’il qualifie de « supplétifs du Rwanda ». Selon lui, ces acteurs ne défendent pas les intérêts de la République démocratique du Congo, mais ceux de Kigali, et ne peuvent donc prétendre participer à un dialogue destiné à définir l’avenir du pays.
Cette position intervient dans un contexte de fortes tensions entre Kinshasa et Kigali. Les autorités congolaises accusent régulièrement le Rwanda de soutenir les groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le M23, une accusation que les autorités rwandaises rejettent.
À travers ce futur dialogue national, le pouvoir congolais entend créer un cadre de concertation pour favoriser l’unité nationale et rechercher des solutions durables aux crises qui affectent le pays. Reste à savoir quelles seront les forces politiques et sociales qui seront finalement conviées à cette table de discussion, alors que les conditions d’inclusion annoncées par le président pourraient déjà susciter de nombreux débats au sein de la classe politique congolaise.









