Accord de cessez-le-feu fragilisé : l’Iran menace de se retirer face aux frappes israéliennes

Moins de douze heures après l’annonce d’un cessez-le-feu, la situation au Moyen-Orient s’est brutalement tendue. L’agence de presse Tasnim, proche des Gardiens de la révolution, a relayé les propos d’une « source sécuritaire de haut rang » avertissant que l’Iran pourrait se retirer complètement de l’accord si Israël poursuivait ses attaques contre le Liban. Le message est sans équivoque : « Toute violation persistante entraînera un retrait de l’accord, et les sanctions américaines se poursuivront. »

Selon l’agence Fars, l’Iran avait autorisé le passage de deux pétroliers dans le détroit d’Ormuz ce matin, en signe d’apaisement après le cessez-le-feu. Mais quelques heures plus tard, Israël lançait sa plus importante campagne de bombardements au Liban, provoquant l’interruption immédiate du trafic maritime.

Le porte-parole des Gardiens de la révolution, Ebrahim Zolfaghari, a été encore plus direct : l’Iran intensifiera ses attaques contre les infrastructures militaires, sécuritaires et économiques d’Israël, ainsi que contre les « centres liés aux États-Unis » dans la région. L’objectif affiché est de priver ces acteurs de l’accès au pétrole et au gaz « pendant des années ».

Le porte-parole de la commission de sécurité du Parlement iranien a résumé la situation en des termes tranchants : « Soit il y a un cessez-le-feu sur tous les fronts, soit il n’y a pas de cessez-le-feu. »

La menace d’une fermeture du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial, inquiète la communauté internationale. Le FMI, la Banque mondiale et le Programme alimentaire mondial ont déjà averti que la guerre provoque « l’une des plus graves perturbations des marchés de l’énergie de l’histoire moderne ».

L’accord de cessez-le-feu apparaît désormais extrêmement fragile. Les frappes israéliennes au Liban et les menaces iraniennes font planer le spectre d’une escalade régionale aux conséquences mondiales. Comme le souligne un observateur, « l’accord ne tient plus qu’à un fil. Et ce fil est en train d’être coupé ».

Komla AKPANRI
Komla AKPANRI

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