0076/HAAC/01-2023/pl/P
Bellarmine Chatunga Mugabe, fils cadet de l’ancien président du Zimbabwe Robert Mugabe, a été condamné à une amende de 600 000 rands (environ 36 000 dollars) et ordonné à être immédiatement expulsé d’Afrique du Sud après avoir plaidé coupable de violations liées aux lois sur l’immigration et à une infraction impliquant une arme à feu. Son cousin Tobias Matonhodze, reconnu coupable de tentative de meurtre, a écopé de trois ans de prison. The Mail & Guardian iReport South Africa witness.co.za
Mugabe et son cousin Tobias Matonhodze ont été interpellés après un incident à Hyde Park, Johannesburg, où un employé aurait été blessé par balle. Tentative de meurtre, possession illégale d’arme à feu, obstruction à la justice (arme disparue), et séjour illégal. Mugabe a plaidé coupable uniquement pour deux chefs d’accusation (immigration et arme factice), ce qui a conduit à l’abandon de la charge de tentative de meurtre contre lui. The Mail & Guardian
Trois ans de prison ferme pour tentative de meurtre et autres infractions. Après avoir purgé sa peine, il sera également expulsé vers le Zimbabwe. The Mail & Guardian
L’affaire illustre la fermeté des autorités face aux violations combinées de la législation sur les armes et sur l’immigration. Certains observateurs se demandent si Matonhodze n’a pas « pris le fall » pour Mugabe, le magistrat ayant exprimé des doutes sur la répartition des responsabilités. witness.co.za. Malgré son statut de fils d’un ancien chef d’État, Mugabe a été traité comme tout autre contrevenant, renforçant l’idée que « la loi s’applique à tous ». iReport South Africa
Cette affaire met en lumière la rigueur judiciaire sud-africaine et les conséquences lourdes pour les étrangers impliqués dans des crimes graves. L’expulsion de Bellarmine Chatunga Mugabe, combinée à la peine de prison de son cousin, marque un tournant symbolique : l’héritage politique ne protège pas contre la justice.





