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Phakel’umthakathile, figure de proue de la xénophobie en Afrique du Sud, a récemment livré un témoignage qui éclaire les racines sociales de son discours. « Je viens d’une famille de 48 personnes et je suis le 16e enfant. Mon père avait cinq femmes. Nous étions dans une situation de grande pauvreté, c’est pourquoi je suis devenu le principal pourvoyeur. Si je cesse de travailler, ma famille souffrira », a-t-il déclaré.
Ce récit personnel met en lumière une réalité : la pauvreté extrême et la pression familiale sont utilisées comme justification pour alimenter la haine envers les étrangers. L’argument avancé par Phakel’umthakathile illustre comment des frustrations économiques et sociales se transforment en rejet de l’autre, plutôt qu’en revendication de politiques publiques plus inclusives.
La xénophobie en Afrique du Sud ne peut être réduite à des histoires individuelles. Elle s’inscrit dans un contexte de chômage massif, de précarité et de compétition pour des ressources limitées. Mais transformer la souffrance en violence contre des Africains venus d’ailleurs est une dérive dangereuse qui fragilise l’idéal panafricain et ternit l’image du pays.
Ce témoignage doit servir d’alerte : la pauvreté ne peut être un alibi pour la haine. Les autorités sud-africaines, les organisations régionales et la société civile doivent agir pour rappeler que la fraternité africaine est un héritage historique, forgé dans la lutte contre l’apartheid. La solidarité, et non l’exclusion, doit être la réponse aux défis socio-économiques.





